mardi 10 février 2015

« La Corse, Île de beauté » sous la lentille de Claude Gagné!


Vendredi, le 6 février 2015, je me suis rendue avec grand plaisir au vernissage du photographe Claude Gagné « La Corse, Île de beauté » dont l’exposition se poursuit jusqu’au 30 mars 2015, au restaurant La Poulette Grise de Sainte-Marie. C’est lors d’un 5 à 7 suivi d’un souper que les visiteurs ont pu apprécier les paysages fascinants et historiques de cette importante île de la Méditerranée.
 
 

Découvrir avec l'oeil avisé de Claude Gagné

 Claude Gagné était très reconnaissant aux propriétaires de La Poulette Grise de lui permettre d’exposer ses photos et de nous accueillir aussi chaleureusement. Dans ce restaurant « on se croirait chez nous, c’est comme notre maison familiale avec de petites pièces, toutes bien décorées »!

Bien que Claude Gagné soit très actif et impliqué dans son domaine, « La Corse, Ile de Beauté » est sa première exposition solo. Il nous présente 24 photos prises dans le cadre d’une visite familiale en Corse en 2008. Ni explorateur, ni voyageur, il a su profiter de l’opportunité de ce voyage pour capter les souvenirs de ses promenades touristiques dans ce lieu exotique. Les photos qui sont présentées n’ont pas été prises dans le cadre d’un projet photographique, mais pour le plaisir, un peu sur le vif tout en explorant la Corse. C’est toutefois l’œil avisé du photographe qui donne une signature particulière à ces photos de paysages naturels ou construits.

La Corse est composée de villes fortifiées et se caractérise par ses tours génoises historiques, construites au 15e et 16e siècle, disposées le long du littéral. Avec son exposition, Claude Gagné nous propose un beau tour d’horizon du milieu durant ses promenades à travers les sentiers, les villages et les communes.

À son retour de voyage, il avait travaillé quelques photos, mais sans plus. C’est l’été dernier, dans le cadre de la Belle Tournée où il en a présenté quelques-unes, qu’il a réalisé qu’une belle série était possible. C’est finalement l’automne dernier qu’il a décidé d’en faire une exposition et de sélectionner  toutes celles qui avaient le potentiel pour faire des imprimés en formats 16 x 24 et 8 x 12.
 
Pour les personnes ayant les connaissances techniques nécessaires, ce sont des photos faites en HDR; ce qui donne une image qui est plus près de la vision humaine avec plus de détails dans zones d’ombre et de lumière. Je dois avouer que le résultat est très convainquant pour ma part.
 
Les photos sont très bien réparties dans tout le restaurant avec des regroupements intéressants. Malgré le décor et la coloration des murs, les photos s’intègrent très bien et nous pouvons les apprécier à leur juste valeur. C’est finalement un ensemble qui s’harmonise bien. Chaque photo mérite qu’on s’y attarde et que l’on plonge avec fascination dans ses décors naturels et historiques.
 

L’exposition de Claude Gagné est une belle réussite et m’a permis de découvrir et d’apprécier une région que je ne connaissais pas. N’hésitez pas à faire le tour du restaurant pour voir chacune de ces belles photos.

Merci et bon succès Claude Gagné!

Je vous invite à visiter son site pour en apprendre davantage sur son exposition:
 

Expérience culinaire à La Poulette Grise
 
Ce restaurant, situé au 35 rue Notre-Dame Nord, à Sainte-Marie, est tout à fait charmant et reflète bien le caractère très sympathique de ses propriétaires. L’endroit, tout à fait approprié pour un tel événement, a ajouté à son tour une saveur exotique à la thématique du vernissage.


 
Le vin et l’apéritif corse qui étaient proposés étaient un complément aux succulentes bouchées servies. Pour le souper, le menu offrait des plats typiques de la Corse. Toute la soirée fut pour moi une expérience culinaire fort appréciée. J’ose même ajouter que le dessert était un vrai péché!

Consultez leur page Facebook pour plus d’informations:
La Poulette Grise

 
Artistes et Artisans de Beauce a le vent dans les voiles!

L’année 2015 s’annonce très dynamique pour Artistes et Artisans de Beauce qui innove et multiplie les opportunités d’expositions pour ses artistes membres. En plus de ses aires d’exposition au Centre culturel Marie-Fitzbach à Saint-Georges, la visibilité est très bien amorcée à Sainte-Marie avec la Galerie d’art municipal, la Maison Pierre-Lacroix et la Poulette Grise présentement. Les visiteurs sont privilégiés puisque ces expositions sont gratuites. Je suis convaincue que leur programmation de l’année saura nous plaire assurément.
 
 
 
 
 

lundi 2 février 2015

MARYLÈNE FAUCHER PARTAGE SES TABLEAUX ET SES DESSINS


Le 31 janvier dernier, je me suis rendue à la Galerie d’art municipale de Sainte-Marie pour visiter l’exposition « Tableaux et dessins » de l’artiste Marylène Faucher. Son exposition, organisée par Artistes et Artisans de Beauce, se poursuit jusqu’au 15 mars prochain.
 

 
Artiste multidisciplinaire, elle nous donne l’opportunité de découvrir une partie de son univers et de son savoir-faire avec 27 œuvres principalement à l’acrylique et au pastel, produites au cours des dernières années.
J’ai été touché par sa collection privée où elle présente son autoportrait, son père et sa fille. J’adore ses couleurs dans « Éclaircie » un acrylique de 2003, j’ai eu un coup de cœur pour « Échappé belle » un acrylique de 2010 et je suis tombée en amour avec « Équinoxe » un acrylique de 2003. Certaines œuvres abstraites font travailler notre imaginaire jusqu’à y découvrir des formes significatives. Marylène dont les créations reflètent ses émotions se livre à nous avec générosité, simplicité et beauté. Alors que quelques œuvres sont marquées d’un tourbillon, on sent à travers elles son intelligence du moment présent.
 
Crédit photo: Artistes et Artisans de Beauce
 
Notons que Marylène Faucher a plusieurs expositions solos et collectives à son actif. Elle s’est distinguée à maintes reprises et a remporté de multiples prix au Québec et en Ontario. Elle est également co-commissaire pour l’exposition « Coloré de nature » de l’Institut des Arts Figuratifs, en cours au Musée Marius-Barbeau, jusqu’au 12 avril 2015.
 
Profitez de cette exposition pour découvrir une partie de son talent. La Galerie d’art de Ste-Marie est située au 47 rue Notre-Dame Sud, à Ste-Marie. Les heures d’ouverture sont les vendredis de 18h30 à 20h30, ainsi que les samedis et dimanches de 12h à 16h30. L’entrée est gratuite.

samedi 24 janvier 2015

« J’OUVRE LES PORTES » avec Linda Coulombe «Linduska» à la salle Gilberte Lacroix-Dutil


Le 4 décembre 2014, j’ai eu le plaisir d’assister au lancement de l’exposition «J’ouvre les portes», de Linda Coulombe, alias Linduska, à la salle Gilberte Lacroix-Dutil, du Centre culturel Marie-Fitzbach, à Saint-Georges. Cette exposition haute en couleur se poursuit jusqu’au 15 février 2015.
 

Pour décrire cette exposition, les mots prononcés par Caroline Veilleux, du Service des loisirs et de la culture à la Ville de Saint-Georges, sont d’excellents qualificatifs : malade, surprenant, audacieux, imaginatif, original, beau et interactif!

Linda Coulombe, artiste-peintre et sculpteure, de Saint-Isidore, est une femme passionnée et très empathique aux émotions des autres. À la fois simple et réservée, elle communique toutefois un brin de folie et de bonheur. Il suffit de quelques minutes passées en sa présence pour ressentir les bienfaits de son énergie positive. Prendre le temps de faire le vide et de plonger dans son univers nous aide à nous émerveiller et à retrouver nos cœurs d’enfants. Il me fait donc plaisir de vous présenter Linduska telle qu’elle s’est présentée à nous lors de cette soirée.


Née pour les arts

Elle dessine depuis qu’elle est toute petite et ses parents qui trouvaient qu’elle avait un don l’ont toujours encouragée. Elle-même croyait en son don et sa tête de petite fille était convaincue de son travail parfait et qu’elle était la meilleure. Les arts ont toujours fait partie intégrante de sa vie et elle a toujours su que c’était ce qu’elle pouvait faire de mieux dans sa vie.

C’est à l’âge de 10 ans qu’elle a commencé à faire de la peinture à l’huile. Jusqu’en 1997, elle a fait beaucoup de choses, mais c’est à partir de cette année que son cheminement a explosé. Peintre autodidacte, elle s’est mise à suivre plusieurs cours. Elle qui n’avait ni connaissance ni bac en arts; son art était issu de son expérience. Elle éprouve dorénavant le besoin d’acquérir des connaissances et de voir des professeurs. En 2009, elle est tombée en amour avec les personnages après avoir suivi un cours sur la couleur de la peau avec Chantal Ouellet, à Québec.

Elle avoue qu’aujourd’hui elle a bien de la difficulté à faire autre chose que des personnages parce que les gens la passionnent, qu'elle les aime, veut leur faire du bien, les faire rire, communiquer avec eux.

Par la suite, en 2010, elle a suivi un cours de sculpture sur bois à Saint-Jean-Port-Joli. Le mariage de la peinture et de la sculpture lui permet dorénavant de présenter le résultat de toute une vie avec «J’ouvre les portes». Cette exposition, présentant une majorité d’œuvres en 3D, veut communiquer une folie, une joie de vivre, susciter un questionnement sur la vie et donner un moment de répit à son visiteur tout en le faisant grandir et en lui faisant du bien.

Elle se dit chanceuse d’avoir son mari qui l’aide dans tout, qui transporte ses affaires et elle peut compter sur  une famille extraordinaire!
 

«J’ouvre les portes» est un hommage au recyclage par lequel elle veut aussi ouvrir les portes de la conscience, du bonheur, de la joie de vivre et de la créativité

Plusieurs œuvres sont faites avec des portes de frigidaires. L’idée lui était venue alors qu'elle trouvait que son frigidaire était laid et qu’elle voulait s’arranger pour le mettre beau. C’est ainsi qu’elle a fait une sculpture avec de la fibre de verre et changé la couleur. À partir de ce moment, elle a aimé travailler sur le métal et a décidé d’en faire un support. Elle trouve que c’est solide et qu’elle peut y mettre beaucoup d’objets, les visser et les coller. D’ailleurs, tous les objets utilisés ont été trouvés soit avec des demandes sur Facebook, ou par du  bouche-à-oreille. Quand elle a assez d’objets, elle fait une séance photo, puis commence son montage sur ses portes de frigidaires. Quand elle a fait la demande à son réseau de lui apporter des portes de frigidaires, son projet «j’ouvre les portes» a pris naissance.


 

 
 
 
Pour agrémenter la découverte de son exposition, les visiteurs pourront s’amuser à compléter un quiz. De plus, les personnes qui inscriront un commentaire dans son livre d’artiste recevront deux points bonis. À la fin de l’exposition, elle fera tirer un certificat cadeau d’une valeur de 200 $ échangeable à son atelier.

Elle souhaite que les visiteurs éprouvent autant de plaisir qu’elle en a eu à créer cette exposition. Tous ses personnages représentent des gens qu’elle connait, qui la font rire. Elle veut nous faire rire, nous amuser et nous reposer.


Quelques détails sur une partie de l’exposition:

Une grande murale «TV» est confectionnée à partir de photos de revues datant de 1959 à nos jours. Elle désirait à tout prix partager avec nous cette collection. Elle dit que «c’est trop drôle de regarder les photos de nos stars qui ont vieilli, qu’est-ce qu’ils disaient dans le temps, comment ils pensaient, comment ça évolué». Près de la murale, un détecteur de mouvement fait partir une musique dès notre proximité.  


La «fée des souhaits» est un projet collectif réalisé avec la collaboration d’aînés demeurant au gîte de Saint-Isidore. Ils l’ont aidé à découper des petits papiers faisant référence à des aspects positifs de leur vie afin d’exercer leur mémoire. Elle allait les rencontrer chaque semaine et leur a fait découper de l’amour, de la joie, etc.. Après avoir sculpté la fée des souhaits, elle les a tous invités à insérer leur souhait dans son cœur. Durant l’exposition, les visiteurs ont la possibilité de mettre leur souhait dans le podium. Elle dit que ce geste est en quelque sorte un lien entre le ciel et la terre. Elle trouve qu’il ne faut pas négliger de faire des demandes à l’univers qui se charge de concrétiser un souhait. Ce geste est important dans la vie!


Elle nous invite également à nous asseoir dans un fauteuil et prendre un moment de répit en nous couvrant d’une doudou et en nous choisissant un toutou préféré. Quelle belle façon de relaxer, de plonger dans un beau moment de l’enfance en regardant le tableau de toutous!

Sa collection de tableaux de BB-Pou, débutée avec la naissance de sa petite-fille Alycia, exprime bien son amour inconditionnel de grand-maman.

Nous pouvons également apprécier son imagination sans fin avec une clé, faite entièrement de clés, une montre géante faite de montres qui nous rappelle qu’il faut prendre le temps, la décoration intérieure d’un mini frigo rempli d’objets mixtes, un personnage fait entièrement d’ustensiles de cuisine et bien d’autres encore.
 

Une année sous le signe du mérite

2014 fut une belle année bien remplie pour Linda Coulombe. Son exposition «J’ouvre les portes» a été présentée en solo au Moulin La Lorraine en février dernier. Elle a participé à une exposition collective à l’International Southern Nevada Museum of fine art à Las Vegas. Elle s’est mérité une mention du jury et le Coup de cœur du public lors de la 11e édition du Concours d’œuvres d’art Desjardins au Musée Marius-Barbeau. Elle a également gagné le prix du jury et le coup de cœur du public au symposium Arts et Rives du Lac-Etchemin. Pour ce symposium, elle avait apporté son début de collection des humoristes du Québec «Les Ricaneux». De plus, son tableau «Oucth» s’est rendu à Rome dans une salle du Vatican par le biais du Cercle des artistes et sculpteurs du Québec. Un jour, elle espère pouvoir suivre ses œuvres!
 






L’esprit créateur poursuit sa lancée

Avec son énergie créatrice, Linda Coulombe n’entend pas s’arrêter et elle nous en donne un petit aperçu :

Sa collection «Les Ricaneux» est à moitié complétée. Elle a fait des demandes un peu partout pour la présenter en 2016.



Sa collection de BB-Pou est pratiquement prête et elle va commencer à faire des demandes d’expositions en 2015-2016. Peut-être même qu’elle en débutera une autre avec sa seconde petite-fille Kimberly.

Après cela, elle a une bonne idée de ce qu’elle veut faire. Elle a une autre idée de tableaux, possiblement en 2D, qui fait son cheminement. Ils réalisés avec des personnalités internationales qui nous ont influencées dans des films, des personnes importantes. Elle débuterait avec Robin William, un homme important qui nous a fait rire, qui nous a fait du bien.

Si vous ne connaissez pas encore cette artiste, je vous invite à visiter «J’ouvre les portes» d’ici au 15 février prochain. Ce n’est pas seulement une exposition que l’on regarde, c’est une exposition que l’on vit!


Découvrez cette artiste inspirante et suivez là en consultant les sites suivants :


 

Pour entendre Linda Coulombe et voir une partie de son exposition, visionnez l’émission de la TVCB  à partir de 13 :39 minutes http://www.tvcb.ca/?vID=4153

 

jeudi 22 janvier 2015

L’IMAGINAIRE LIBÉRÉ DE RÉJEANNE THÉBERGE


Le 15 janvier dernier, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec l’artiste Réjeanne Théberge et de visiter son exposition. Originaire du Lac Drolet, c’est une artiste en arts visuels installée au Lac-Mégantic depuis une dizaine années. Ses œuvres dégagent de l’empathie, de la sensibilité, de la chaleur et de l’amitié. Son exposition solo «L’Imaginaire libéré» est présentée jusqu’au 15 février 2015, à la Galerie Métissage, située au 6361 Salaberry, au Lac-Mégantic.
 



 Pourquoi avoir intitulé cette exposition «L’Imaginaire libéré»?

Réjeanne Théberge m’explique qu’elle a peint beaucoup de personnages qui ne sont pas sortis souvent, qui sont surtout demeurés dans son atelier. Ils étaient en quelque sorte cachés parce qu’elle n’osait tout simplement pas les sortir. Les gens l’identifient surtout comme une artiste qui peint des tournesols, des paysages et des arbres. À cet effet, elle m’explique qu’elle a vécu de l’autre côté de la rivière Chaudière durant 26 ans et qu’elle a déjà peint un arbre centenaire à toutes les saisons. Par après, elle a peint beaucoup de tournesols et un peu de natures mortes. Elle a également toujours peint des personnages, mais qu’elle a plus ou moins sortis, sauf à l’occasion à travers des paysages. L’occasion se présentant de les exposer à la Galerie Métissage était excellente.

 
Voir des personnages dans les textures

Les personnages de ses tableaux lui apparaissent un peu partout dans différentes textures, comme dans les plafonds de stucco, les planchers de ciment, les planchers de céramique, même dans sa douche. Elle en voit réellement partout. Elle prend la photo de ce qu’elle voit dans la texture, développe la photo, dessine ce qu’elle voit, puis le transfère en tableau.
 

Depuis 1974, elle a toujours vu des choses à travers des textures. Un de ses cousins qui allait chez elle faisait des barbots et y voyait des choses. Intriguée au départ par sa façon de travailler, elle y a pris goût et s’est mise elle aussi à voir des petits personnages sur les murs de sa chambre.

À 14 ans, elle s’est acheté un chevalet, une toile et des tubes et elle a commencé à peindre. Elle avoue que sans formation, on s’essaie comme on peut! En 1979-80, alors qu’elle vivait St-Malachie, dans le conté de Bellechasse, elle a commencé à suivre des cours avec une femme  qui donnait des ateliers de peinture chez elle. Lorsqu’elle est revenue à Lac-Mégantic, elle a suivi un certificat en art visuel offert par l’Université du Québec à Rimouski.

Elle a poursuivi pendant des années son perfectionnement avec des ateliers donnés par des artistes professionnels et des artistes de renommée internationale, français et américains. Dernièrement, elle a suivi l’atelier de l’artiste française Jadis. Elle a également apprécié l’enseignement de Gerald Brommer et particulièrement de l’artiste américaine en art expérimental  Maxine Masterfield. Elle saisissait ainsi les opportunités de formation annoncées dans des magazines américains et dans le Magazin’At. Elle se dit très heureuse des encouragements qu’elle a reçus de ces maîtres.

Au fil des ans, elle a participé à plusieurs expositions et à des symposiums, entre autre à Kamouraska, et au «Printemps des artistes» auquel elle participe tous les ans.


«L’appel» au cœur de la création

Réjeanne Théberge peint à  temps plein depuis une quinzaine d’années. Parfois, elle va dans son atelier et fait des barbots, mais il n’y a pas de réelle création qui débute sans avoir eu d’«appel». C’est surtout lorsqu’elle voit quelque chose, qu’elle va dessiner ou peindre dans son atelier. Elle se dit plutôt intuitive dans sa démarche … il faut attendre que quelque chose  l’appelle! Quand elle reçoit plusieurs appels en même temps, c’est un moment merveilleux. Il lui arrive ainsi de commenter  3-4 toiles en même temps.

Elle crée avec un medium mixte, soit de l’acrylique, de l’aquarelle et du collage. Présentement, elle utilise surtout de l’acrylique avec différentes textures comme du sable et du papier.

Elle peint également ses amies qui l’inspirent. Un de ses tableaux représente ses trois amies et elle. À tous les ans, elles font une fête thématique au Jour de l’An et se costument.  Elle trouve que c’est inspirant de peindre ses amies, surtout quand elles sont costumées!

Durant ma visite, Réjeanne Théberge m’a expliqué quelques-unes de sa trentaine d’œuvres exposées dont les suivantes :

«Alice» Elle aime également peindre des contes, tels Le petit chaperon rouge et Rose Latulipe.

«Le Sage» Il s’agit d’un appel apparut dans sa douche dans la texture du verre givré. Elle a pris la photo, l’a imprimé et l’a dessiné. Le résultat est tout à fait magnifique!

«Asturia» L’œuvre a été inspirée à partir de la texture d’un plafond de stucco baignant dans le soleil du matin.

«La magicienne», peinte sur une toile est entourée d’astres, de chevaux, de poissons, d’humains et de différents éléments de la nature.

Les tableaux de natures mortes ont été montés en atelier avec éclairage. Elle en fait de moins en moins et crée maintenant surtout des personnages de plus en plus farfelus.

Les tableaux de tournesols ont commencé dans les années 90 quand on a commencé à parler de luminothérapie. Ce faisant, elle a été inspirée par une personne qui a semé un champ de tournesol près de chez elle et la couleur jaune qui représente le soleil.

 
 
 
 
Le plaisir de donner

Réjeanne Théberge se fait plaisir tous les mercredis en allant donner un coup de main à la Galerie Métissage en laquelle elle croit vraiment et qui est en lien avec ses valeurs. Jugeant qu’elle a reçu beaucoup, elle se sent rendue à l’âge où elle a le goût de donner. À la Galerie Métissage, elle prend plaisir à décorer les vitrines et à accueillir les visiteurs entre autre.

Que ce soit durant son exposition ou durant son travail bénévole, vous apprécierez cette femme sympathique, accueillante et très attachante. Ne manquez pas de faire connaissance avec son imaginaire libéré!

 
Émission diffusée sur la TVCB en seconde partie: http://www.tvcb.ca/?vID=4165.

L’album photo est disponible sur ma page Facebook «Couleurs culturelles en Beauce».



  
 

La Galerie Métissage : un mariage entre l’art contemporain et les métiers traditionnels à Lac-Mégantic


Le 15 février dernier, j’ai eu le plaisir de découvrir la Galerie Métissage, située au 6361 Salaberry, au Lac-Mégantic. Cette visite m’a donné le privilège de m’entretenir avec la propriétaire Jo Cooper. Dès les premiers instants, ce lieu unique nous réserve un accueil chaleureux et nous entraîne dans l’âme créative d’une communauté.
 

Jo Cooper … une artiste en relation avec les humains et l’environnement

Originaire du Manitoba et de racine métis, Jo Cooper travaille depuis plusieurs années des œuvres multimédias qui ont toujours une relation avec les humains et l’environnement.

Élevée très près de la nature, elle a toujours vécu en harmonie avec son environnement. Elle voue un énorme respect à la terre, aux animaux et à la communauté. Elle nous démontre très bien ses valeurs profondes à travers ses expressions artistiques. Que ce soit en peinture ou dans la fabrication d’installations, elle privilégie le recyclage et les objets naturels, tels la pierre ou les matières de la nature. Voilà une raison pour laquelle elle a fait des études en étroite relation avec la terre et l’environnement; soit un bac en géologie et un second en art. Artiste reconnue, ses œuvres ont voyagé un peu partout au Canada et en Europe.

 
Le bonheur de vivre à Lac-Mégantic
 
Cela fait environ 38 ans que les circonstances de la vie ont attiré Jo Cooper à Lac-Mégantic et dans la périphérie de l’Estrie. Chaque fois qu’elle partait en pèlerinage dans l’Ouest canadien pour y travailler durant l’été, elle revenait parce qu’elle aimait beaucoup l’énergie des québécoises et des québécois et qu’elle trouvait que c’était un très bel environnement pour y élever les enfants. Son appréciation de la région a confirmé son choix de s’y installer. Elle s’y sent choyée avec la proximité des grands centres, mais également par la nature qui l’entoure avec ses lacs, ses montagnes, ses forêts. Malgré les tristes événements de l’été 2013, le Lac-Mégantic demeure un environnement exceptionnel.
 

La force d’une communauté

Depuis cette catastrophe, chaque journée présente son défi d’apprivoiser la nouveauté. Jo Cooper explique qu’il faut laisser le passé derrière soi pour avancer en beauté avec ce qu’on a à vivre, autant les deuils, les changements, les nouvelles structures et les nouveaux plans de routes qui prennent formes. Humainement, il faut cheminer dans son quotidien et ses habitudes malgré les restructurations d’emplois et les bouleversements sociaux, historiques et économiques. La nostalgie du passé est présente, mais tous s’encouragent à aller de l’avant. Elle dit que la communauté fait une célébration chaque fois que quelqu’un fait un pas en avant, en déménageant ou en ouvrant un commerce ou une entreprise par exemple.
 

L’esprit communautaire de Jo Cooper

Un aspect qui définit bien Jo Cooper est sa vocation dans la communauté. Lorsqu’elle a eu l’opportunité, en juin dernier, d’acquérir un local commercial vide, elle a immédiatement réalisé qu’elle pouvait en faire un lieu ouvert et rassembleur pour la communauté. Elle souhaitait que l’endroit soit propice à la créativité et aux rencontres et qu’il devienne un pont entre l’art contemporain et les métiers traditionnels pour les jeunes générations.

Alors que Lac-Mégantic n’avait pas de salle d’exposition, elle offre maintenant un endroit où s’extériorise la  transmission du savoir, la créativité, le talent, la connaissance et la sagesse. Tous les outils qui se trouvent dans la partie boutique ne servent pas uniquement à paraître, mais à transmettre par des cours et des ateliers. C’est ainsi que le rouet et le métier à tisser ne servent pas à décorer l’espace, mais à travailler! Puisque nous n’avons plus cette chance de voir nos grands-parents ou parents travailler avec de tels outils dans nos maisons de nos jours, il faut rendre cet apprentissage accessible avant que ces métiers ne soient relégués au passé. Elle veut également nous rappeler  que nos ancêtres prenaient ce qu’il y avait dans l’environnement pour fabriquer leurs vêtements; tels le lin et le chanvre. C’est pourquoi, elle juge important d’inviter les jeunes à rencontrer des gens qui peuvent transmettre leurs connaissances de métiers qui sont en voie de disparition.
 
 
L’entraide est la clé du succès!

La Galerie Métissage est presqu’un organisme à but non lucratif et Jo Cooper apprécie la générosité des gens qui viennent l’aider. Dès le début, la communauté a éprouvé une grande empathie et est venue lui donner un coup de main. Il y a même des artistes convaincus qui viennent fidèlement aider toutes les semaines, alors que d’autres sont de passage occasionnellement. La murale dans la boutique témoigne bien de cette coopération puisqu’elle a demandé à chaque personne venue aider d’y étamper sa main.
 

Les trésors cachés des artisans
 
Depuis l’ouverture de l’atelier-boutique, les gens ont littéralement ouverts leur garde-robe pour en sortir leurs trésors. Puisqu’il n’y avait pas de lieu d’exposition, plusieurs fabriquaient des choses et les rangeaient faute de pouvoir les montrer, les partager et les vendre. Elle n’en revient pas de la beauté, de la créativité et de l’originalité de tout ce qu’on lui apporte fabriqué dans la région. Avec les cours et les ateliers qui débuteront, ces artisans auront maintenant la possibilité de transmettre leurs connaissances qui sont le prolongement de l’expression de nos racines vraiment uniques. Toutes les formes de créativité seront au rendez-vous, tant dans les métiers traditionnels tels le tissage, le feutrage, le tricot, tant dans la musque, l’ébénisterie, les bijoux, etc.. Elle comte également réintroduire le lin dans la région et privilégier le plus possible les fibres naturelles qui sont en lien avec l’environnement.


Une galerie d’art unique et rassembleuse

L’autre partie du local est dédié à une galerie d’art où il y a une nouvelle exposition approximativement aux six semaines. Autant des artistes locaux que de l’extérieur y sont invités.

La première exposition accueillait, le 2 novembre 2014, une artiste de Rivière-du-Loup, soit Madame Claude Desjardins, sculpteure et entrepreneure sociale. Elle présentait «Les soldates de la Paix», œuvre sculpturale internationale dédiée à la paix, qui compte 1 200 soldates sculptées en argile.

La première exposition en 2015 présente l’artiste peintre Réjeanne Théberge. Le vernissage de son exposition intitulée «L’imaginaire» a eu lieu le 6 janvier dernier, soit à la Fête des Rois. Pour l’occasion, galette des rois et prestation musicale d’un trio de jazz local avec chanteuse ont créé une ambiance vraiment spéciale répondant au caractère imaginatif des œuvres de l’artiste. Tous les visiteurs prendront plaisir à découvrir cette exposition jusqu’au 15 février prochain.


La prochaine exposition intitulée «Le festival de cannes», débutera le 21 février prochain. Ce sera une exposition très créative en relation avec l’environnement et non avec le cinéma! En fait, il s’agira d’une exposition de cannes, de bâtons de marche. Jo Cooper explique qu’elle a opté pour une exposition de cannes puisque le Lac-Mégantic se situe  dans une région montagneuse, où il y a beaucoup de sentiers de marche et de beaux endroits qui invitent à la marche. De plus, la canne est un objet qui est en relation avec l’être humain depuis des siècles, qu’il s’agisse d’un support pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, ou encore d’un bâton de marche souvent utilisé entre autre par les pèlerins de Compostelle Elle a donc décidé d’explorer le côté créatif et artistique de notre société en invitant des gens à exposer et à raconter l’histoire de leur canne.
 

La Galerie Métissage : un endroit en constante évolution!

C’est bien certain que je retournerai à Lac-Mégantic pour aller visiter la galerie de Jo Cooper! J’ai été fasciné par son accueil, sa créativité, son calme, sa générosité, son respect et sa très grande intelligence. L’endroit reflète bien ce qu’elle est et rayonnera avec la participation de la communauté. Je vous invite à découvrir cet endroit fascinant!
 
Émission diffusée sur la TVCB: http://www.tvcb.ca/?vID=4165.
Des photos de ma visite sur ma page Facebook "Couleurs culturelles en Beauce".
 
 

mercredi 14 janvier 2015

AAB au service des artistes et des artisans de la Beauce!

 

Le 12 janvier 2015 en soirée, c’était salle comble pour la séance d’informations d’Artistes et Artisans de Beauce. Toutes les personnes intéressées étaient conviées à la Galerie d’art municipale de Sainte-Marie dont AAB est maintenant gestionnaire. L’association, organisme à but non lucratif, qui en est maintenant à sa 25e année d’existence, était dûment représentée par Claude Gagné, président, Marie Jacques, vice-présidente et Christian Caron, administrateur.
 
 
Au programme :
  • les informations afin de devenir membre régulier ou membre ami;
  • les avantages de devenir membre;
  • les services offerts et les événements organisés par l’association;
  • la présentation d’un dossier pour les artistes et artisans.
 
La cotisation annuelle est peu coûteuse, soit 40 $ pour un membre régulier et 20 $ pour un membre ami. Sur présentation de la carte de membre, tous ont droit à un rabais de 15 % sur les encadrements réguliers chez Atelier Hors Cadre, 10 % sur les items au prix régulier chez Librairie Sélect et un billet gratuit pour les Grands Explorateurs ou un spectacle Découvertes (moins de 25 $) auprès des Amants de la Scène. Toute entreprise désirant se joindre à l’association afin d’offrir des avantages est la bienvenue.

Les membres réguliers sont invités à participer aux événements, reçoivent le bulletin hebdomadaire, profitent des communiqués de presse et d’une excellente couverture dans les médias sociaux. L’association dispose également de trois salles d’exposition, d’une boutique où il est possible de laisser ses œuvres et produits en consignation et fait profiter ses membres de toutes autres opportunités qui lui sont offertes.

 De belles opportunités pour les membres réguliers :
  • Salle d’exposition Gilberte Lacroix-Dutil (Centre culturel Marie-Fitzbach)
  • Galerie du Bon-Pasteur (Centre culturel Marie-Fitzbach)
  • Galerie d’art municipale de Ste-Marie
  • Consignation d’œuvres et de produits à la Boutique du Centre culturel Marie-Fitzbach
  • Consignation d’œuvres et de produits à la Maison Pierre-Lacroix de Ste-Marie
  • La belle Tournée, Circuit des arts de la Beauce
  • Salon des Artistes et Artisans de Beauce
  • Etc.

En plus d’encourager le développement culturel et artistique de la région et de se donner une visibilité pour promouvoir son travail artistique et d’artisan, chaque membre a la possibilité de s’impliquer dans le comité organisateur d’un événement, d’assister à l’assemblée générale, de faire partie du conseil d’administration et d’agir comme bénévole.

Les artistes et artisans qui veulent devenir membre régulier doivent faire parvenir leur dossier dûment complété avant le 31 août ou le 28 février de chaque année. Le comité rend sa décision au maximum deux mois plus tard. À noter qu’un dossier incomplet est immédiatement rejeté.
 
Pour obtenir les informations complètes et obtenir le formulaire de membre régulier ou ami, consultez dès maintenant leur site internet : http://artistesetartisansdebeauce.qc.ca/. À suivre également sur leur page Facebook.

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vendredi 5 décembre 2014

« CHANTONS NOËL » AVEC LA CHORALE PAROISSIALE DE ST-JOSEPH-DE-BEAUCE


Lundi, le 1er décembre 2014, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec M. Fabien Giguère, directeur musical de la Chorale paroissiale de Saint-Joseph-de-Beauce. J’ai également eu le privilège d’assister à une partie de la répétition de la chorale. Cette dernière était en préparation de son grand concert de Noël « Chantons Noël » qui sera présenté le dimanche 7 décembre, à 14h, à l’église de Saint-Joseph-de-Beauce.
 

 
Un directeur passionné

Qu’on le nomme directeur musical, chef de chœur ou maître de chapelle … chose certaine, il sait diriger sa chorale de main de maître!

Fabien débute sa 20e année à la direction de la chorale paroissiale. Son travail l’amène à être présent à l’église tous les dimanches pour la messe, aux offices spéciaux, durant la semaine sainte, le temps de Noël, le Jour de l’An, Pâques, pour les confirmations. Il faut bien entendu ajouter toutes les pratiques hebdomadaires. Il aime ce qu’il fait et n’hésite pas à dire que c’est un beau travail!

Il avoue que la direction de la chorale lui permet de se garder en forme musicalement. Auparavant, il a fait de la musique pendant de nombreuses années avec des copains. Comme ce n’était pas des personnes qui avaient nécessairement une formation musicale, il trouvait alors qu’il la perdait. De travailler avec des feuilles de musique et avec des organismes professionnels permet d’apprendre et de pratiquer.

De plus, le contact avec les choristes est très plaisant. Ce sont des personnes gentilles avec qui il a du plaisir même s’il faut travailler; particulièrement durant la préparation de projets comme le concert qui aura lieu le 7 décembre prochain.

Les dimanches réguliers, ils sont environ 18 à 20 choristes. Lors d’une célébration spéciale comme Pâques, Noël, le Jour de l’An, ou lors de la visite d’une personnalité comme le Cardinal Gérald Cyprien Lacroix, qui présidera la grande messe de 9 h, le 7 décembre prochain, les choristes sont du nombre de 30.

Il y a de l’ancienneté chez les choristes! Cette année, deux d’entre eux ont dû quitter à cause de la santé, mais ça faisait tout près de 70 ans qu’ils étaient dans la chorale. En 2014, le plus ancien est M. Lucien Lessard avec ses 55 ans de participation..

Il a connu les directeurs qui l’ont précédé soit M. Damien Doyon, qui a été à la barre de la direction de la chorale pendant tout près de 30 ans et Mme Julienne Jacques, qu’il a remplacée, qui a été à la direction pendant 3 ans. Malheureusement, Madame Jacques est décédée, mais M. Doyon est toujours des nôtres avec ses 92 ans.


Une organiste de grand talent

L’organiste titulaire des grandes orgues à Saint-Joseph est Mme Esther Clément et elle débute sa 5e année à Saint-Joseph. Auparavant, elle était organiste à l’église St-Roch de Québec.  Elle a une maîtrise en orgue. Originaire de Sherbrooke, elle demeure présentement à Sainte-Marie et est enseignante au primaire. Avant Madame Clément, il a travaillé pendant 15 ans avec Mme Christiane Jacques, de Saint-Joseph. Il se dit chanceux, puisque durant ces vingt années, il a travaillé avec seulement deux organistes différents. Avec les années, lui et Madame Clément ont développé une complicité et des trucs. Ils n’ont même pas besoin de se regarder s’il y a nécessité de prolonger ou de raccourcir un chant dépendant de la durée de la communion.

La très grande majorité du temps, c’est Fabien qui choisit les chants, mais il arrive à l’occasion que Madame Clément lui en suggère. Il a cependant le dernier mot, puisque c’est son travail et qu’il doit respecter aussi la liturgie. Présentement, le temps de l’avent est commencé, donc c’est certain qu’il y a un chant thème de l’avent. C’est la même chose quand arrive le carême. Quand un chant est proposé par le diocèse, alors il faut l’apprendre. Il y a aussi des périodes de l’année où il y a des chants spécifiques. Mais, les dimanches normaux, il regarde un peu ce qui va se dire dans les épitres et les évangiles et vérifie également les suggestions de chants du Prion en l’église. Le type de célébration détermine aussi les chants. Si c’est une messe spéciale, c’est certain que le programme sera plus élaboré et qu’ils devront y consacrer de 3 à 4 pratiques.


115 ans d’histoire pour la chorale paroissiale

Cette année marque le 115e anniversaire de la chorale paroissiale telle qu’on la connaît; c’est-à-dire une chorale à 4 voix : soprano, alto, ténor et basse. Avant ça, il y avait des chorales de petits gars puisqu’il y avait un couvent pour jeunes hommes à Saint-Joseph. Il y a eu aussi des chorales de filles, des chorales d’hommes et des solistes qui venaient assurer les parties musicales des messes. C’est probablement la plus vieille chorale d’église au Canada, mais c’est difficile d’aller trouver l’information.

Des changements sont survenus à l’époque du Concile, dans les années 60, où il a fallu passer du latin au français. Il a su de Monsieur Doyon et des choristes qui plus âgés qui s’en souviennent que les chorales à l’époque se vidaient. Les gens étaient fâchés puisqu’ils étaient habitués à chanter du latin et du grégorien. C’est ainsi que tout le répertoire fut changé et qu’il fallut en apprendre un nouveau. C’est aussi ainsi que Monsieur Doyon, pour garder ses choristes, avait décidé de continuer à chanter du latin à Noël, au Jour de l’An et à Pâques.

Voilà pourquoi, ils ont  toujours gardé des Gloires à Dieu, des Saint, Saint, Saint, des Agneaux de Dieu en latin. Pour Fabien, ce n’était pas vraiment pas compliqué puisqu’il est demeuré pendant cinq ans aux États-Unis et qu’il faisait partie d’une chorale semi-professionnelle où ils chantaient beaucoup de latin. Il a même  rapporté et montré des chants en latin que les gens d’ici ne connaissaient pas.

Le défi est pour les plus jeunes qui entrent dans la chorale à qui ça fait peur, Mais c’est très formateur de chanter du latin autant pour la partie musicale que pour la prononciation. C’est certain que c’est plus difficile à apprendre parce que c’est du classique, mais quand ils reviennent aux chansons françaises après, c’est facile. Quand ils y a un Gloire à Dieu en latin, les choristes sont contents. C’est un beau défi toutes les fois, il faut le pratiquer et puis ça devient plaisant!
 

Un fans très important pour la chorale

Mgr Gérald Cyprien-Lacroix a connu la chorale lors de la messe officielle entourant le 275e de St-Joseph et de la Beauce en 2012. En 2013, la chorale a reçu une invitation à chanter à la Basilique Cathédrale de Québec à l’occasion de son 25e anniversaire de sacerdoce. Ils étaient environ 32 choristes pour l’occasion. Par la suite, elle a été réinvitée, par Mgr Lacroix, à l’occasion de son cardinalat, lorsqu’il est revenu de Rome au mois de février dernier. La célébration, qui eut lieu au Pavillon de la Jeunesse, a accueilli 3 000 personnes et fut enregistrée et télédiffusée. À leur tour, ils l’ont invité à présider la messe à l’occasion du 115e de la chorale et il a accepté. C’est une belle histoire d’amour et une belle chimie entre Mgr Lacroix et la chorale!

Lorsqu’ils ont reçu l’invitation pour aller chanter au Pavillon de la Jeunesse, ils l’ont pris comme un magnifique honneur. Fabien se souvient d’avoir dit à ce moment aux choristes « c’est notre 115e anniversaire et si le bon Dieu se cherchait une façon de nous remercier, il n’a pas pu trouver plus belle façon que de nous inviter à un événement aussi grand que celui-là ». Aussi, il s’était dit qu’il n’y a pas juste à Saint-Joseph qu’il se fait du bénévolat, il y en a dans toutes les églises. Il a alors téléphoné à tous les directeurs des autres chorales de la région afin de rassembler 50 choristes pour l’événement. La chorale était composée de chanteurs de Saint-Georges, Beauceville, Saint-Joseph, Saint-Frédéric, Tring Jonction, Saints-Anges, Vallée-Jonction, Sainte-Marie et Saint-Elzéar.


Chantons Noël le 7 décembre 2014

Pour le spectacle du 7 décembre 2014, ce sera à peu près les mêmes choristes qui sont allés au Pavillon de la Jeunesse, en février dernier.

Ce sera un spectacle 95 % Noël et il y aura une surprise qu’il ne veut pas dévoiler. Il y aura des chants de Noël profanes et religieux. La première partie du concert sera dans le chœur, qui sera aménagé en scène de spectacle, et  Madame Clément accompagnera la chorale. Ils interpréteront entre autres Noël à Jérusalem, Étoile des neiges, bref des chants profanes connus. La deuxième partie du spectacle sera avec les grandes orgues au jubé. Ils chanteront alors le fameux Jésus Bambino, Adeste Fideles, Minuit Chrétien, les gros classiques de Noël quoi. Il y aura donc deux parties, deux atmosphères complètement différentes et deux instruments différents pour les accompagner. Dans la 1re partie, il y aura aussi des artistes invités. Cette année, nous avons la chance d’avoir la Famille Gagné/Leclair, connue à cause de l’émission Un Air de Famille, qui fera une chanson. Également Micheline Gosselin qui chantera un Glore Alleluia. Marie-Claude Lessard, native de Saint-Joseph, demeurant à St-Georges et faisant partie de la chorale fera aussi un chant. Il y aura des artistes invités dans la 1re partie.

Fabien précise que ce sera un beau concert varié. La chorale donne des concerts différents depuis 1993. Il ne voudrait surtout pas que les gens quittent l’église en disant qu’ils ont eu droit à des chants d’Église tout le long. Le public est ravi par la variété et par les décors. À cet effet, ils ont débuté la décoration et termineront samedi avant le concert. Il y aura des sapins illuminés. C’est un spectacle audio, mais il y aura du visuel aussi.

La chorale se gâte en faisant ça et quand les gens viennent pratiquer, ils sont souriants.

 
Et sur le plan personnel …

Fabien a déjà enregistré un CD de Noël en 2010; lequel contient 12 ou 14 chansons. Ceux qui écoutent les radios locales présentement l’entendent. Ce sont toutes des versions originales, des chants connus, mais toutes des versions faites en studio avec d’autres arrangements. Il a également enregistré un autre CD en 2006 contenant des reprises de grands succès. Il aimerait  bien en faire un autre, il a des idées, mais manque de temps d’aller en studio. Soulignons également que c’est Fabien qui a signé les paroles et la musique de la chanson thème des Fêtes du 275e de Saint-Joseph.
 

C’est donc un rendez-vous dimanche le 7 décembre prochain, à 14h, à l’église de Saint-Joseph-de-Beauce, située sur l’avenue du Palais. Les billets sont au coût de 10 $ pour les adultes, 5 $ pour les étudiants présentant une carte et gratuit pour les enfants de 12 ans et moins accompagnés d’un adulte.
 
Visitez ma page Facebook pour voir mon album photo de la pratique.
 
Visionnez l'entrevue sur TVCB http://www.tvcb.ca/?vID=4103.